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Textes pour Vox Populi

 
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Blanca
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MessagePosté le: Sam 14 Mai - 18:31 (2011)    Sujet du message: Textes pour Vox Populi Répondre en citant

Articles de Vox Populi

Citation:

Franche-Comté - Article du CFFC

Vox Populi, votre journal revient après plus de deux mois d'absence, il va sans dire que je suis très émue de reprendre cette gazette sous le couvert du CFFC en espérant que vous serez toujours aussi nombreux à nous lire et à apposer vos critiques.
N'oubliez pas que cette gazette est la Vôtre ! Chacun d'entre vous peut devenir s'il le désire un porte parole de son village ou de la région. Chaque lecteur a ses exigences sur la presse écrite, tout le monde a le droit de pouvoir lire ce qui l'intéresse et le comble. De ce fait il fait un choix sur ce qui est intéressant voire inintéressant pour Lui.

Notre souci est de rendre cette gazette attrayante, et pour qu'elle le soit il est nécessaire que chaque personne désirant se détendre puisse faire partager par l'intermédiaire d'articles ces moments de bonne humeur. Nous aimerions faire de ce journal un moment de convivialité, qu'il soit le plus distrayant possible.

Évitons les pièges du "sensationnel ", afin de ne pas livrer en pâture aux lecteurs une information mal maîtrisée qui s'apparenterait à de la rumeur, celle-ci pouvant causer moult ravages.

Ce journal - comme il est dit précédemment - est votre journal, il est ouvert à tous. Vos éditos, vos sujets, une fois soumis à correction, seront publiés le plus rapidement possible. Venez soumettre votre article au journal, il sera vu et éventuellement corrigé par l'équipe compétente, passage obligatoire avant toute publication !

Autre chose, si toutefois, certains d'entre vous n'étiez pas satisfaits du nouveau fonctionnement de cette gazette, nous recevrons vos mécontentements et tenterons de remédier à ce qui vous heurtent. Nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour que chacun y trouve son compte !

Être journaliste c'est apprendre aux personnes à lire dans le plus grand livre du monde. Nous vous invitons autant de fois que vous le voudrez à participer à cet apprentissage.

Une dernière chose, toute personne intéressée pour ouvrir une rubrique ou venir nous rejoindre au comité des fêtes sera la bienvenue, il suffit pour cela de vous rendre à l'adresse ci-dessous, ensuite, une simple demande de candidature par écrit formulant vos aspirations... et (normalement) l'affaire est dans le sac !

A savoir que toute personne qui sera acceptée en qualité de chroniqueur, devra respecter les règles d'éthique, il en va de même pour chaque individu indépendant désirant faire publier un article.




Citation:

RUBRIQUE : ACTUALITES

Une ère nouvelle désastreuse

Des évènements graves sont arrivés ou vont arriver bientôt (je ne sais pas très bien) dans notre monde et peut-être dans notre comté ; inutile de se voiler la face, certaines villes vont disparaître.
Des villes officielles dont d'autres temps les virent vivre sur la foi de certaines écoles. Et oui, une main forte et hardie enlève à notre système la base où elles reposaient.
C'est pourtant écrit et vécu, professé, voire même accepté, transmis du plus haut au plus bas, des grandes universités aux petits monastères...quatorze cents ans de despotisme auraient fondé la liberté.
Faut-il alors amnistier ces décisions, de rayer des Royaumes certaines villes et honorer ce despotisme ? Arf, il est écrit :" Père et mère honoreras ". Faut-il chaque jour écouter les conseils des "sages" et des "expérimentés" qui nous conseillent de suivre lâchement le cours du fleuve et de faire comme les autres ? Toutes les victoires par la force se trouvent légitimées. Dans l'exagération croissante et le progrès du paradoxe, après l'apologie de certaines victoires (barbares, brigandes, féodales voire impériales) après l'éloge des décisions Aristotéliciennes et Inquisitrices (se référer à l'affaire Titannick en Franche-Comté), voici maintenant la décision sans appel de supprimer purement et simplement certaines cités sous prétexte qu'elles se désertifient...et qu'elles ne rapporteraient plus sur le plan économique ? Quelle horrible destruction et quel cheminement inexorable vers l'ignorance. Quelle perte regrettable que celle des hommes, de leur culture et de leur art. Ces gens qui sous le joug de ceux qui nous dirigent retombent dans une enfance et une imbécilité qu'ils n'avaient nullement.

Je m'engage, je refuse de soutenir la tyrannie de ce système. Je n'en appelle point à la révolte, je m'engage... seule, et qu'importe que l'on me sourit de pitié. Que ma conscience résiste, que ma critique indocile trouve dans l'examen des faits apposés, les raisons de mon insurrection.
Je résiste à ce mouvement perpétuel et moutonesque. Je résiste par l'amour du sentiment de la vie qui doit dominer dans le coeur de chaque esthète du souvenir. Je réfute les mortes décisions apathiques que nos "maîtres" quelconques échafaudent sans égard pour ceux qui ont essayé par le passé de redorer un blason afin de faire de leur cité une ville active et heureuse.
Par le coeur seul et le bon sens, par ma naturelle impuissance d'accepter un optimisme barbare dans cet océan de malheurs, je reste moi, libre de tout jugement, libre de ne pas accepter.
Mais la réalité est devant mes yeux, inexorable et terrible ; nos maîtres bien-penseurs s'affecteraient de prendre de telles décisions. Ils nous prient de faire savoir ce que sont devenues les pierres sur lesquelles ils avaient bâti. Avec douceur, sans bruit et sans violence, on écarte le petit plâtrage qui honorait encore il y a peu les dehors des constructions décrépites.
On se permet de regarder en-dessous (pas au-dessus)...mais quoi ? Dessous c'est le vide, l'abîme, il n'y a plus rien.

Pour nous qui n'avons pas droit à la parole, reclus au ban depuis longtemps, nous ne pouvons que constater les ruines. On se fie au temps pour faire tomber ce qui doit tomber.
Aujourd'hui, à notre époque où l'âme quelque peu avertie cherche à s'enrichir, on ne peut laisser ainsi les masures encombrer le sol, empêchant que rien n'y repousse.

Anna_perenna



Citation:

SUITE DE L'ARTICLE PRECEDENT

L'homme devient fou, l'argent dirige tout. Un jour une terrible mélancolie s'élèvera en tout un chacun comme elle s'élève en moi. C'est notre misère, à nous accrochés à nos terres, d'en avoir besoin avant les autres...et notre noblesse d'âme également.

Pensez-vous que peu d'habitants dans une cité signifie désert ? Certainement pas ! Mes pérégrinations sur les chemins de nos Royaumes m'ont permis d'en apprécier tous les atours. Convivialité dans les tavernes, intéressement du prochain, missives pleines d'égard de la part de tribuns ou de douaniers ruraux fort heureux de nous voir arpenter leurs territoires...ce qui n'est pas le cas de certaines capitales de duchés ou d'autres cités pédantes...j'en veux pour exemple la façon dont le prévôt Normand nous a traités de nuisibles, alors que nous ne faisions que traverser les terres pour rentrer chez nous, l'insolence, le manque de savoir vivre, l'impolitesse de ce même homme nous collant l'armée à nos arrières et nous menaçant de nous " poutrer " si avant la date limite imposée nous n'étions pas sorties de Normandie...
Et que dire de la fréquentation des tavernes ! Patay, simple bourgade orléanaise paisible ; tavernes bondées, rires assurés, convivialité, humour, discussions acharnées...tout y était...Orléans, la capitale...une personne rencontrée au petit matin, une jeune damoiselle de quatorze ans le soir...et c'est tout.

Alors, à l'heure où tout le monde se plaît à discuter et à se lamenter sur le manque de communication, où les réunions succèdent aux réunions, devons-nous accepter que disparaisse encore un peu plus notre patrimoine rural sous prétexte d'assouvir le mercantilisme de certains ?
La contradiction est bien souvent de mise dans l'argumentaire quand il s'agit de réaliser coûte que coûte un grand projet avec pour maître mots économie...concentration...emplois assurés. Ces assoiffés de l'appât du gain continuent consciemment ou non leur travail de déchéance de la société humaine et de destruction du patrimoine.

Quand certaines villes auront disparu, on aura fini de détruire nos bases traditionnelles. les voyageurs passent par une ville pour découvrir un lieu et pas simplement pour rallier au plus vite une autre bourgade.
Il ne sert à rien de conserver pour la forme, mais il faut conserver et mettre en valeur de manière à ce que cette mise en valeur génère une force dans un processus de progrès durable.
Des peuples s'identifient et sont fiers de leurs créations, car derrière ses petites cités se cachent une organisation sociale différente d'une autre et qui lui donne tout son charme...qu'allons-nous laisser aux générations futures ?


L'aspiration de ces populations vers ailleurs ne mènera qu'à la dégradation, l'abandon et la destruction morale lié à un système trop imposant pour nous pauvres hères. Rien n'arrêtera une idée dont le temps est arrivé.
Imaginez la dose excessive de patience, l'espérance dans les yeux de ces petits peuples hier encore inconnus, aujourd'hui qui étonnent notre monde...et qui s'épuisent et que la violence du désespoir leur arrachent un cri...ils sont maudits...dans l'ombre humide de leurs grands murs vivait et travaillait l'Homme en ce qui fut une conscience profonde parmi tant d'autres consciences profondes.
Tout était sérieux, formidablement vrai, chaque coup frappé était une immortelle étincelle qui ne s'éteindra jamais dans mon coeur et qui aura contribué au grand flambeau du monde.

Serrez vos poings, ridez vos fronts, soyez inconsolables, gonflez vos veines...hélas, l'effort n'est pas la force, on succombe sous nos puissances...si le géant ne peut, que peut le nain ?

Que le Très-Haut ait pitié d'eux, que les ailes qu'ils se sont plantées pendent et qu'elles pendent éternellement sur leurs épaules. Arf, le présent est mauvais, l'avenir est pire...et le sablier que je vois près de moi n'égrène que de bien mauvaises heures.

Mais la cupidité de certains ne doit pas dicter notre avenir ! Alors ouvrons les yeux et réagissons si nous ne voulons pas laisser derrière nous des ruines stériles et transmettre à nos enfants autre chose que des souvenirs.
La destruction des villes est un coup d'épée supplémentaire, un de plus dans notre société que je juge malade. Il est plus que temps aujourd'hui de réagir devant l'oubli toujours plus rapide et féroce de nos biens et de nos valeurs, ce n'est pas une question d'amour, de philosophie ou de sensibilité, c'est d'abord un devoir pour chaque être humain.

Anna_perenna



Citation:

Editorial

Prédatrice ?

Auparavant, Vox Populi s'organisait selon ma vie. depuis que je suis revenue de voyage, (voyage qui ne m'a strictement rien apporté d'ailleurs si ce n'est que le désir impatient de revenir en Franche-Comté), ma vie s'organise en fonction de ce journal. L'attention que je vous porterai désormais, vos actes, vos paroles, vos turpitudes, ira rarement sans arrière-pensée utilitaire. Ben oui, faut que je nourrisse mon cerveau régulièrement pour pouvoir le régurgiter sur un vélin vierge.

En me lisant, vous penserez sans doute que j'ai une vision réductrice du monde et des Hommes. Sachez que le premier ne me passionne pas et les seconds ne m'intéresseront autant qu'ils fourniront des idées à ma réflexion et des tas de parchemins à rédiger.
J'écoute tout le monde, je regarde, je note, je développe, je relis, je rature, j'efface et récris...avec l'espoir d'être lue par des gens qui parfois m'écriront et auxquels je répondrai.
Sans doute fais-je davantage place à ma réflexion qu'à celle des autres. Je suis un monstre d'égotisme, la peur de m'approprier un esprit qui ne m'appartient pas m'incite à privilégier des formules certes moins brillantes mais dont on ne pourra m'accuser d'avoir empruntées.
J'allongerai donc des lignes sur vélin avec une certaine auto-dérision pour poursuivre ma gymnastique cérébrale qui consistera à ne laisser à quiconque le soin de dire du mal de ma sinistre personne mais qui m'occasionnera parfois des retours de bâton, car j'offrirai assez de verges pour me faire frapper.

Je suis devenue ce que je détestais encore hier, une jeune femme pleine de certitudes, ben oui, les voyages forment la jeunesse il paraît...mais je n'ai pas résolu pour autant d'occulter mes zones d'ombre, de renoncer à des élans de franchise sous prétexte qu'ils pourraient m'être préjudiciables, pas plus que de tourner longuement ma plume dans l'encre de mes idées avant de me prendre une plume acérée à la critique acerbe susceptible de me clouer.
En fait, rien ne me rassure davantage que de savoir que je ne me poursuivrai jamais devant la justice, que mes amis me défendront contre moi-même et que mes ennemis ne décocheront contre moi que des flèches que j'aurai fabriquées.

Mais...point d'amalgames. Je ne me prends pas pour ce que je ne suis. Mon manque de prestance m'interdit d'ériger ma statue. J'ignore les frontières de notre vaste monde mais je connais mes limites.
J'ai seulement l'immense privilège que l'on accorde à quelques maniaques de la plume, d'être encouragée à une deuxième récidive.

On ne m'aimera pas pour ce que j'aurai écrit, mais peut-être pour ce que j'aurai pu écrire...qui sait...en fait rien ne vaut les idées en voie de construction qui font rêver beaucoup de monde et qui ne déçoivent personne.

Bonne journée.

Anna_perenna



Citation:

réflexion

Dans le monde de la chronique et des compte-rendus des évènements de régions, réflexions et autres critiques, je dois être sans doute la seule avec une autre consoeur ( qui accuse aimablement réception des pigeons qu'elle déplume savamment après avoir pris note des messages dont elle ne reparlera pas) à répondre fût-ce parfois avec un certain retard, à tous les plis que l'on m'adresse.

Les confrères que j'interroge sur ce phénomène, m'avouent généralement qu'ils n'ouvrent même pas leur courrier, chassant de la main les pigeons salissant leur rebord de fenêtre. Ces courriers auxquels je m'efforce de consacrer quelques minutes par jour. Simple courtoisie élémentaire. Mais aussi parce-que les gens qui m'honorent d'une remarque, parfois blessante je l'avoue, discourtoise parfois, gentille et pleine d'espoir également, m'en apprennent autant sur mes lacunes que sur leur savoir.

Dans ce marasme quotidien, dont le ressac dépose le meilleur et chasse le pire, j'élimine les parchemins caractériels dont la cire de différentes couleurs s'orne de cachets, de sceaux parfaitement inconnus, de quelques lettres anonymes qui n'appellent, par définition aucune réponse, et les fausses qui n'en méritent pas davantage puisqu'elles se réclament d'une identité inconnue ou de rumeurs provenant de personnes imaginaires.

Le fin du fin se présente sous la forme d'un vélin posté par une lectrice indulgente qui me livre le plus gratifiant des satisfecit : " Vous avez exprimé ce que je pense comme j'aurais aimé le faire "...

Bah ! Ce jour-là, après le passage du pigeon, je me suis sentie un peu moins inutile.

Anna_perenna




Citation:

CONSTATATION

Des nouveaux nobles...

Ayant été absente de Franche-Comté comme vous l'aviez su pendant un certain temps, et le démon de la plume m'ayant repris, je mets un point d'honneur à ne point oublier mes devoirs envers vous et j'envoie donc mes meilleurs pigeons pour vous informer de ce qui m'a troublée et m'a amusée sur les chemins de nos royaumes.

Actuellement en Franche-Comté, j'en arrive à la même conclusion. Notre Comté est comme la Lorraine, la Lorraine ressemble étrangement à la Champagne, la Champagne produit le même mimétisme que l'Artois et l'Artois singe les Flandres comme les Flandres imitent la Normandie.
Je ne me lasse pas de m'informer des chroniques mondaines, de m'informer des nouveaux bourgeois et autres nobles qui se dressent chaque jour comme des champignons.
J'y note des souverains en exercice, des princes en exil, des prétendants au trône ou aux parlements en goguette, des dauphins à la recherche de dauphines, des anciens ducs et des récents comtes, des nobliaux nouveaux aussi acides que les vins nouveaux, des barons d'Empire, des altesses exotiques, des marquises tortillantes dans leurs vertugadins récemment greffées sur un arbre généalogique et des bataillons de convives portant à la couleur du noeud près le même costume désagréable et coloré que les maîtres d'hôtel qui les servent, bref, tout un savant dosage obtenu avec l'excipient de jeunes roturières dont le décolleté en forme de raie de fesse, indique qu'elles ne font pas fi de la fortune.
Rien ne flatte davantage mon regard populaire que ces cavalcades princières, surtout lorsque s'y mêlent quelques manants bien tolérés pourvu qu'ils règlent la facture des festivités.

Anna_perenna



Citation:

RUBRIQUE : REFLEXION

La Rumeur

Il est un phénomène philosophique et sociologique dont j'aimerais vous entretenir car elle est l'objet d'une véritable chasse aux sorcières dans notre Comté, la rumeur.
Ce qui intéresse la rumeur ce n'est pas de dire le réel, mais de le modifier. A partir du moment où les faits réels sont considérés comme une déception, autant se détourner d'eux et de se préoccuper de leurs contours.
Inspiré du rituel sacrificiel, il existe un modèle permanent de persécution contre le bouc émissaire que l'on retrouve de tous temps, à travers toutes les cultures. Fondée sur une série de stéréotypes qui gravitent autour du fantasme de conspiration, la rumeur fait toujours partie du scénario des persécutions quelque en soient les acteurs religieux, politiques ou idéologiques : qui veut noyer son chien, l'accuse de la rage.

A partir de là, il est parfaitement normal que les rumeurs fassent souffrir, et ceux qui conseillent de ne pas y prêter attention ne semblent pas réaliser qu'au-delà de l'image déplorable et fausse qu'elles donnent de soi, y compris le traditionnel "il n'y a pas de fumée sans feu", idéal pour condamner les gens sans procès et en se dispensant de toute réflexion, le plus douloureux est sans doute la négation de notre valeur professionnelle et de notre travail avec ses résultats. Et c'est sans doute le but inconscient que poursuivent ceux qui répandent ces histoires : se rassurer sur leur propre médiocrité en se convaincant qu'un homme ne peut avoir de valeur s'il n'a pas écrasé ceux qui se sont mis en travers de son chemin et qu'une femme si elle n'est pas passée à la casserole.

Une fois fait ce constat, comment couper court à la rumeur ? Il faut savoir que les rumeurs sont des histoires qui se développent spontanément dans un groupe pour rationaliser une émotion et compenser un manque de sens. Il y a donc deux pistes de travail : renforcer le sens, et donner à voir des symboles indiscutables.

Renforcer le sens, c’est faire en sorte de rendre plus visibles son travail et ses résultats, les mettre en valeur, ce qui est différent de SE mettre en valeur. Faire en sorte également que les règles d’évaluation chez le Seigneur, dans les administrations ou aux champs soient bien diffusées et comprises.

Donner à voir, c’est faire exister le plus possible les gens que vous aimez et qui font partie de votre intimité, bref, raconter une autre histoire, qui vienne combattre la rumeur et l’équilibrer.

Soyez fier(e)de votre travail et de votre réussite. Et soyez excellents, sans discussion possible. C’est la meilleure leçon que vous puissiez donner à ceux qui voudraient bien faire de vous un portrait mesquin qui les rassure.

Anna_perenna



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RUBRIQUE : ACTUALITES

...de l'hypocrisie à la soumission

Des poils de mouton il y en a tellement en Franche-Comté que l'on peut les ramasser pour en composer une carpette, cette chose qui se trouve posée au sol et dont le pitoyable destin est d'être piétinée sans vergogne.
Cela fait un temps infini que je me contiens, non sans me demander si un jour ma tête ne sautera pas jusqu'au plus haut du plafond du Parlement. Dans les circonstances les plus solennelles et souvent les plus ennuyeuses des va et vient incessants lors de la cérémonie des allégeances et autres séances parlementaires, l'envie me prend régulièrement d'interrompre l'orateur par une question incongrue mais essentielle du genre : " quand cessera-t-on ces simagrées ?"
Pour l'heure, l'idée d'interrompre cette comédie sociale me taraude, mais aucun mot ne s'échappe de ma bouche. Personne ne m'a donc entendu mettre en cause l'honnêteté d'un politique haranguant les foules, les mérites de notables que l'on décore et le talent des menteurs qui vous font prendre des vessies pour des lanternes.
Je résiste à l'envie de formuler un calembour pendant l'allocution d'un officiel, à une blague de fort mauvais goût et à l'éructation d'un vocable malsonnant, résonnant en plein silence de recueillement dans ces moments de solennité.

Je me tais donc mais il me plaît à imaginer les réactions de la collectivité si par hasard un jour, l'envie de ne plus vouloir me retenir me prenait...silence consterné, hauts cris, moues outrées, intervention de la prévôté et de ses sbires pourquoi pas, enfermement...avec en plus les jours suivants, les titres de l'A.A.P. et les paroles " bienveillantes" de certains sur lesquels on lirait et on entendrait : " surmenée, elle est devenue folle en plein milieu d'une séance parlementaire ", ou bien : " la cérémonie des allégeances perturbée et salie par une demeurée indépendante "...

Je vois déjà d'ici les inévitables mesures et réactions : estimation de mon imprégnation éthylique, consultation de médicastres avec..." EUREKA !" des signes annonciateurs de démence irrémédiable et l'apposition sur mon front d'une étiquette me classant parmi la foule déjà nombreuse des indésirables clamant à tue-tête : " Elle est des nôtres !"...

Arf, la frontière qui délimite folie et raison est bien mince. Lorsque l'hypocrisie cesse sa contention morale, fût-ce l'espace de quelques secondes, un statut social peut très vite basculer comme ces charrettes cassant leurs essieux dans une ornière au cours d'un instant d'inattention.
Alors ma foi, je continuerai donc à regarder le monde et à observer la société, sans illusion, sans indulgence mais sans grande méchanceté, en économisant ma colère et en dosant mon mépris.

Anna_perenna



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RUBRIQUE :CONSTATATION

La Vérité Est Dans La Bière

Attention pour les femmes qui boivent de la Cervoise.

Le week-end dernier, avec quelques amies, on discutait de choses et d'autres lorsque l'une d'entre nous révèle la chose suivante :

" Hé les filles, j'ai lu quelque part qu'il y avait des hormones masculines dans la Cervoise !"

Vu qu'on est un peu scientifique dans l'âme, on a décidé de vérifier la véracité de ces propos.

Du coup, on a vidé une vingtaine de chopines, dans l'intérêt de la science bien sûr !
Le résultat de cette expérience in vivo fut stupéfiant.

Au bout de 20 tournées :

1- on avait toutes pris du poids
2- on parlait beaucoup pour ne rien dire
3- on éprouvait des difficultés à mener la charrette correctement
4- il nous était impossible de tenir un raisonnement simple
5- on refusait obstinément de reconnaître qu'on avait tort, même lorsque c'était évident.

6- et pour couronner le tout, on allait pisser toutes les 5 mn, toutes ensemble en plus.

Je pense qu'il est inutile de pousser l'expérience plus loin, il y a bien des hormones masculines dans la cervoise !

Anna_perenna



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RUBRIQUE : CONSTAT

C'est VRAI !

L'autre jour dans un papelard, j'ai lu écrit par un critique de renom, une éloge sur un article qui faisait les joues grasses de l'auteur. Un article affublé d'une pauvreté de vocabulaire (pour ma part accablante).
Le panégyrique de l'article se résumait en ces quelques mots rébarbatifs et répétitifs : " c'est une vraie chronique qui démontre une vraie histoire..." avec ça on est bien avancé. Dans le genre enfoncement de portes ouvertes, on ne peut pas mieux faire.
Vous avez donc compris que ce vélin existe réellement, puisque c'est une vraie chronique, qui se situe dans un lieu adjacent au notre dont je ne dévoilerais pas le nom par déontologie mais que je critiquerai par respect pour notre langue, elle se lit de gauche à droite et de haut en bas, ce parchemin existe et on peut en prendre lecture en le dépliant et voir ce qu'il y a dedans, c'est-à-dire des lignes, des lignes et des lignes qui nous racontent une histoire. Mais pas une histoire vraie non, une vraie histoire...vous saisissez la finesse ? Une histoire vraie peut manquer de romanesque, tandis que pour être romanesque une histoire doit sentir le vrai...ben oui, c'est ainsi. Il existe des histoires vraies, incroyables et impossibles et des histoires crées de toutes pièces qui font vraies.
La tournure qui consiste à employer le mot vrai pour qualifier quelque chose ou quelqu'un, est un phénomène de société qui perdure depuis quelques années, elle signifie fort ou authentique, plantée dans le réel. On dit par exemple cette personne a un vrai charisme, cela veut dire qu'elle mérite d'être écoutée...Lulu a un vrai tempérament, on ne compte plus le nombre de Francs-Comtois qu'elle a pratiqué, ce qui signifie que c'est une personne qui ne renâcle pas à la tâche et qui a une santé physique hors normes...Raoul est un vrai péquenot, il rentre avec ses sabots crottés, crache par terre et ne connaît que le langage des flatulences et de l'éructation...Bébert est un vrai clébard, c'est-à-dire qu'il tire sur tout ce qui bouge.

Il est pratique ce qualificatif, il résume tout et dispense son utilisateur de tout commentaire. C'est une formule sans appel, définitive, devant laquelle on est sensé s'incliner...et c'est là que le bât blesse, car c'est une formule paresseuse.
Comment effectivement donner envie aux gens de lire en leur disant que c'est un vrai document, un parchemin intéressant et véritablement populaire ?
Que votre fromager vous dise que son Comté est un vrai Comté, on aura tout de suite assimilé que son fromage a été fabriqué dans les règles de l'art ancestral. Mais qu'est ce qui est vrai dans un papelard (comme le mien d'ailleurs) qui est par définition inventé de toutes pièces ou en partie ?
Alors quand un charretier double ma carriole parce-que mon cheval commence à vieillir et me fait une queue de poisson, je sais que ce gars-là est un vrai con, et quand un exégète littéraire me parle aussi bêtement d'un torchon qu'il est sensé admirer, je sais alors que c'est un vrai mauvais critique.

Anna_perenna



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Constatation

La chronique d'Anna

De la même façon que les nombrilistes gâchent une part importante de leurs ressources cérébrales à se féliciter d'être ce qu'ils croient qu'ils sont, le parlement sacrifie une bonne moitié de son temps à s'auto-proclamer. Quel paradoxe !
Nos dirigeants ont mis un point d'honneur à se débarrasser de tous nos anciens pour mettre à l'honneur les nouveaux nominés en leur martelant la cervelle d'anecdotes des anciens lourdés ou des morts.

Donc, si je suis toujours, les programmes politiciens sont du même tonneau que les précédents, ceux qui ont constitué les moments d'une époque où les responsables de notre région cherchaient le talent au lieu d'approfondir leurs sens.

Qu'attendent alors les jeunes élus au parlement pour protester contre un système qui contrôle leurs initiatives ? Qu'attendent les gens d'esprit pour s'insurger chaque fois qu'au lieu de faire appel à eux, on préfère déterrer les honorables retraités ou défunts toujours disponibles et peu regardants ?

Comme disent les goliards, l'avenir n'appartient à personne, et surtout pas aux élus, dont les mandats durent toujours moins longtemps que les problèmes des électeurs.

Anna_perenna



Citation:

RUBRIQUE : REFLEXION

Une histoire d'amour

Quand on commence un article, parfois on ne sait pas à qui demander pardon...au lecteur qui a peut-être autre chose à faire que de perdre un peu de son temps à une lecture moins nécessaire qu'il n'y paraît ?
A celui qui m'emploie et qui sans doute possède plus de vélins dans ses tiroirs que d'écus à dilapider ?
A ceux dont on parle et qui parfois se passeraient volontiers que l'on s'intéresse à eux ?
Ou alors à soi-même pourquoi pas, pour lequel on se questionne sur l'utilité d"un tel travail et des angoisses que l'on pourrait s'éviter...

Alors une fois n'est pas coutume, je vais raconter une histoire d'amour. Dans une histoire d'amour il y a de tout ; des sourires et des larmes, des joies et des peines, des discours languissants et d'éloquents silences. Il y a un coeur aussi, un coeur toujours, une pensée de temps en temps. Il y a une vie et même une mort, mais ne brûlons pas les étapes, nous n'en sommes pas encore là.
A qui vais-je bien pouvoir la raconter cette histoire d'amour ? Et bien à vous qui en êtes les témoins bimensuels. A vous qui lisez ce que nous écrivons, qui protestez parfois, à vous qui acquiescez, vous qui êtes heureux de nos bonheurs, malheureux pour nos dérapages, offusqués par notre langage (ça arrive), à ceux qui ont toujours soutenu les initiatives même quand elles prenaient l'eau, à ceux qui nous font confiance, aux enfants qui sont autant adultes que les adultes, aux victimes de nos erreurs, à nos amis pas toujours indulgents, nos ennemis impitoyables, à ces passionnés que l'amour pousse à la rage, à ces enragés vite soumis quand on leur parle de bonne foi; aux riches, aux pauvres, aux nobles, aux mineurs, aux paysans, gens d'Oil et gens d'Oc, aux vieillards, aux laisser pour compte, aux Aristotéliciens, aux athées, aux parlementaires se succédant avec le rythme des saisons, aux maigres tristes, aux sanguins exubérants...à tous. Aux rêveurs. A moi aussi car dès que je sors du CFFC, je cesse d'agir pour subir.

Dans une histoire d'amour comme la mienne envers vous, il y a des histoires qui ne seront pas des illustrations d'un thème dramatique, comme l'air du cantor est la conséquence de l'intrigue...
Et je m'en serais toujours voulu de m'en tenir à l'aspect purement informatif pour amuser le lecteur, sans lui avoir fait part quand même de mes sentiments envers Lui.

Je ne sais à l'heure où je rédige, si ce vélin sera d'une quelconque utilité, mais je prends toutefois la peine d'essayer de vous dire que le nombre de parchemins lus, nous obligent à vous remercier et à donner le meilleur de nous-mêmes afin de vous satisfaire.

Anna_perenna



Citation:

RUBRIQUE : HUMOUR

Profession gifleur

Autrefois, l'éducation des masses se faisait cahin caha. Etaient instruits voire éduqués ceux qui pouvaient se le permettre et cela arrangeait tout le monde. Depuis que les diffusions d'informations et de contre informations est devenue monnaie courante, on nous martèle le cerveau de bon et beau monde à découvrir et à aimer. On nous tasse le cervelet de leurs idées et on nous pousse à nous cultiver pour nous dorer le blason et nous faire croire qu'on sera moins tarte.
Nous sommes devenus de bons toutous savants auxquels on fait porter la laisse, on s'enchevêtre du chapeau et on se préoccupe plus, on nage dans le non-sens.

Mon ambition secrète vous savez quoi ? Ce serait de créer la profession de gifleur professionnel. Un gifleur que l'on paierait vingt écus par jour. Flanqueur de beignes patentés quoi.
Profession de rêve ! Quoi demander de mieux ! Vingt écus pour déambuler dans la Franche-Comté avec un gantelet de cuir pour se protéger les paumes...ben oui les risques existent.
Vous entendez une connerie ? Vlam ! Une mandale dans le tarin de l'abruti qui déclame. Un ahuri qui se fait remarquer devant les dames il déguste une mornifle. Un enfoiré qui crie vive le Franc-Comte et tchoc ! Une baffe ! Oh, tout ça pas méchamment non non, ni vengeur également. Disons sanctionneur. Simple mise au point. J'vous jure j'abuserais pas et je frapperais juste ce qu'il faut. J'imiterais pas les vilains gendarmes qui s'embusquent dans les étals des marchés pour piéger les fraudeurs. Vous me verrez jamais devant la taverne de l'Empire des Dieux ou du Satyre et de la Lune à guigner la sortie de salopards de proxénètes qui déglinguent les pauvres filles et les traitent de morues de manière si dégueulasse que j'aimerais que ces mêmes maquereaux se fassent empaler leur pauvre cul blafard sur le montant de leur charrette. Normal je trouve.
En fait je serais gifleur comme on est paysan, charcutier ou charpentier. Je formerais des bataillons, des brigades de la gifle assermentés et je suis certaine que l'emploi aurait de l'avenir. On irait gifler à domicile, cogner les parents qui cognent ou qui connifient leurs chérubins par contamination spontanée. On giflerait les brigades de gendarmes qui relèvent nos infractions, on giflerait au parlement pour réveiller les endormis, on créerait des services ambulants de charretiers gifleurs pour gifler les populations reculées. on instaurerait une permanence de la gifle, on monterait des chapiteaux où les gens feraient la queue pour se faire gifler. On ouvrirait une banque de la gifle, on épargnerait dans la gifle. Et le summum...au bout de vingt gifles reçues, vous auriez droit à un grand coup de bottes dans les miches.
Pas beau tout ça ?

Je vous le dis mes amis, l'avenir est à la gifle organisée. Dieu sauve la gifle ! Et que notre Franche-Comté qui a tant éclairé le monde, soit le premier état gifleur.

Amen !



Citation:

RUBRIQUE : CONSTATATION

Plaire et ne pas plaire

Les mots qui jalonnent mes parchemins indisposent-ils une partie de mon lectorat ? Faut-il changer son style pour être admis dans la bonne société ?

De toute évidence oui.

Mais je m'en moque, je fais de la prose parce-que ça me plait, et pour faire plaisir à ceux qui m'aiment, pas pour primer. Mon encensement à moi, mes décorations c'est l'éclectisme de mes lecteurs et le bonheur de scandaliser les ramollis du fondement, les pisse-froids, de montrer mes fesses aux offusqué(es), parce-que je n'appelle pas un chat un chat, parce-que mon sexe représente à mes yeux l'échelle sociale, parce-que je préfère une partie de câlins câlins dans les prés à une chasse organisée par des parlementaires.
Quoi de plus jouissif pour moi que de choquer les bêcheurs ! J'en reçois des pigeons coliques tout penauds qui me susurrent de leurs trémolos roucoulants :

" Je dois vous faire un aveu..." ouais j'ai déjà tout compris. Dois-je continuer la lecture...je réponds :

"Sieur qui ne vous nommez pas, vous êtes tout excusé !"

Mais je lis jusqu'au bout quand même, ça dégouline.

" J'ai essayé de vous lire, franchement, j'ai lu et relu à plusieurs reprises, mais je ne peux pas ".
" faut pas vous forcer " leur réponds-je, ce qui veut tout simplement dire ce que j'écris n'est pas pour vous.

Y'en a même, j'vous jure - jurer ne plait pas à certains, dans mon pays d'origine, quand on jure c'est qu'on est assuré de la véracité de nos propos - donc y'en a même qui se permettent la question suivante :

" Vous n'allez tout de même pas me dire que vous aimez ce que vous écrivez !"

Je n'ai pas à aimer ou à ne pas aimer, ce que je sais c'est que c'est toute ma vie et j'y mets tout mon coeur, que rien n'est facile et surtout pas d'écrire, que ça me prend du temps, ça me fatigue à l'extrême, que mes textes sont réfléchis (à ma manière) préparés comme un forgeron prépare les noeuds de ses volutes et qui remet au feu son ouvrage jusqu'à ce qu'il le juge suffisamment parfait pour être livré.
Un bouquet de mots, une gerbe de phrases qui vous indignent et alors ? Cela n'a aucune importance que vous ne puissiez pas me lire.
Et en ce moment je me sens massacreuse. j'ai envie d'écrire sur eux pour bien les situer tels qu'ils sont. je ne veux rien oublier mais j'en oublierai. leur esprit borné m'échappe, je ne conserve d'eux que des bribes. Mais des bribes tellement assassines qu'elles me minent.

Ah ! La somptuosité du silence ! S'ils me poursuivent je me cache ou alors je les envoie chier en leur hurlant qu'ils me brisent les c...(j'en ai pas mais vous m'avez compris), qu'ils aillent se faire voir chez qui vous savez (je fais un effort pour rester polie et ça me coûte) et surtout que ça soit gros et que ça aille loin.

Alors que direz mes fidèles amis, mes amis à moi et rien qu'à moi si je virais Comtesse de Mesdeux née Ratafiole ? Et vous mes grincheux, chercheriez-vous à m'arracher à mon éditeur (le CFFC) pour me porter en triomphe chez le vôtre si je vous servais des mots pompeux, tout bien faits, si je fabriquais du dessert en petites flûtes ? Que nenni mes drôles !

Je suis une bougresse je sais. mais les cons vous savez ça me perturbe. Ca me perturbe mais ça me fascine...comme les poissons. Vous lancez quelque chose dans l'eau, ils se taillent vite fait, mais presque aussitôt ils reviennent vérifier de quoi il s'agit. Ben moi c'est pareil, la fascination me submerge et je les regardent de tous mes yeux agrandis par l'effroi et la délectation.

Anna_perenna



Citation:

CONSTAT

Le principal intérêt de ma drôle de vie, c'est qu'elle est extravagante. Je n'accorde aucune compassion, fais fi de la routine, hais l'autosatisfaction, me rebelle contre la soumission, allume les imbéciles, m'écarte des hypocrites, n'emprunte jamais aux riches, donne parfois aux pauvres, me laisse pleurer au creux d'épaules des gens du coeur, embrasse les causes perdues, entoure d'affection les femmes malheureuses, leur fait plus encore, vote de façon sacramentelle, prie le Très Haut (à ma manière), aime faire des cadeaux, serais ravie d'en recevoir, conduis ma charrette...souvent ivre, demande beaucoup à la vie, lui en apporte encore plus, sensible exacerbée, tolère souvent, condamne parfois, connais suffisamment de saletés sur les gens pour pouvoir me faire une idée de moi-même, rêveuse impénitente...une dernière chose ; consciente que je suis un peu cinglée...enfin : meurs à petit feu.

Une saloperie, quand on choisit de la commettre faut y aller carrément mais proprement, comme lorsqu'on vous arrache un carreau de l'épaule : rrrrrrran !!! Ensuite à vous de l'accepter. C'est long et difficile mais on y arrive. Le temps arrive à bout de tout, y compris des pires remords.
Ouias ça pue. ça pue dehors, ça pue dedans, ça pue jusque dans leur âme. les cons ça ose tout, c'est à ça qu'on les reconnaît *.
Trop facile d'exécuter des salopiades sous prétexte qu'on déplaît et qu'on gêne. Ah ! Tolérance où es-tu ? Enchaîne-t-on les gens qu'on ne connaît pas pour les plonger dans le désarroi ?
Raison d'état...ouais mon c...! méchanceté gratuite oui. J'exerce un métier qui a sa grandeur mais aussi ses bassesses. Quel destin pourri Seigneur ! Peine d'amour, gueuserie, solitude, atrabile, combines en tous genres font de nous des assassins involontaires. Alors je préfère descendre de ma carriole parce-que pour moi c'est "too much". En finir est la suprême ressource de ceux qui n'en peuvent plus de vivre parce-que trop d'amour donné et encore à donner. La mort nous rend autres mais notre présence se perpétue.

Je me fais le serment de me venger tiens. Puéril vous croyez ? Oui et alors ...?

Anna_perenna



Citation:

Une lectrice non Franc-Comtoise m'adresse cette missive qui étaye un peu plus mes dires. Je vous laisse juge...cela vous permettra de vous rassurer, il n'y a pas qu'en Franche-Comté où la petitesse règne.


Citation:

Fessée public

J'ai un conte à vous conter....
ça va vous plaire, vous verrez... Y'a du vice dedans!

Y'avait une petite truite, quoiqu'un peu farfelue mais pas méchante pour deux sous, qui aimait son village.
Elle souhaitait le rendre chaleureux, pour accueillir au mieux ses amis résidents et ceux de passage.

Un jour, on lui souffla une idée:
"Faut voir plus grand. S'ils sont comme tes enfants, prends les sous ton aile et vas plus haut pour pouvoir agir au mieux."

Alors... elle se présenta aux municipales.
Alors... elle se présenta aux ducales.

Les petits poissons, bien nombreux, l'aimaient bien, mais y'avait quelques brochets dans le lac. Pas nombreux mais très puissants.

Les brochets avaient tellement peur de perdre leur place qu'ils attaquèrent la petite truite à plusieurs et s'en répit.

Pacifiste, souhaitant fuir le combat déséquilibré pour sauver sa peau, l'arc-en-ciel nagea à tire-caudale visiter le reste du lac chercher poisson plus gros pour l'aider.

Mais elle devait être bien gênante! Puisque les brochets, qui étudiaient au "Collège de la noblesse" s'emparèrent d'un grand filet administratif pour l'empêcher de nuire!

Ils envoyèrent à la truite un avis " d'inéligibilité" pour cause de SORCELLERIE et cela sans preuves aucunes!!!
Sans même un jugement équitable.

Juste le jugement de quelques bonnes pointures qui ont le pouvoir. Qui évincent leur concurrent par le blasphème et le privilège!

......................................................................................

Le problème n'est pas le poste que n'aura pas la truite. Non bien sur!

Le problème c'est le procédé derrière!

Le problème, ce sont ces brochets sans vergognes, qui s'abandonnent à toutes les bassesses pour tirer dans les pattes des concurrents gênants et ce... en usant et surtout abusant de leurs privilèges !

Ôtons leur ce pouvoir! Tout petit poisson que vous êtes! Levez vous! Et refusez le système élitiste que proposent les nobles!

Le peuple doit pouvoir voter en âme et conscience sans leur interférence!



VOTEZ pour le PEUPLE!!!
VOTEZ pour Big Bang Bourgogne!!

Rutabaga




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MessagePosté le: Sam 14 Mai - 18:31 (2011)    Sujet du message: Publicité

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